C'est pour assurer leur défense que certaines plantes sécrètent des poisons. Les effets de ces substances toxiques, sur nos animaux domestiques ou sur nous-mêmes, peuvent aller de la simple démangeaison jusqu'à la mort. Tour d'horizon de quelques-unes des plantes les plus dangereuses de France.
L’Aconitum napellus, la fleur la plus dangereuse du monde

Les plantes de l'espèce Aconitum napellus sont réputées les plus toxiques du monde. En tout cas, elles sont extrêmement dangereuses. Parmi ses noms communs, certains comme le tue-loups, l'arsenic végétal ou la reine des poisons sont particulièrement significatifs. Ingérer un morceau de l'une de ces plantes -- ou son simple contact chez l'enfant --, et plus particulièrement de ses racines, peut entraîner une défaillance cardiaque. Car elles contiennent de l'aconitine, un puissant neurotoxique.
Le laurier rose, une jolie plante hautement toxique

Dans le Midi, le laurier rose est parfois utilisé comme mort au rat. C'est dire... L'ingestion d'une simple feuille peut provoquer des troubles cardiaques risquant d'entraîner la mort. Ces effets résultent de la présence dans toutes les parties du laurier-rose de substances cardiotoniques. Cette plante est d'autant plus dangereuse qu'elle peut être confondue avec le laurier sauce utilisé en cuisine. En cas de doute, n'hésitez donc pas à demander conseil à votre pharm
Le muguet, tueur du 1er mai

Le muguet, cette plante que l'on aime tant offrir à l'occasion du 1er mai, est en fait l'une des plantes les plus toxiques qui poussent en France. Car le muguet contient des cardiotoniques. Son ingestion -- tout comme celle de l'eau d'un vase ayant contenu la plante -- provoque des nausées, des céphalées, des diarrhées puis des troubles cardiaques susceptibles de conduire à la mort.
Le ricin, plante potentiellement mortelle

Le ricin est une plante appréciée des jardiniers, car elle apporte de belles touches de couleurs. Mais elle cache en elle un poison mortel : la ricine. Et sa dangerosité est encore accrue par le fait que la graine de ricin a une saveur de noisette très agréable.
La grande ciguë, un poison à l’odeur nauséabonde

Dans la Grèce antique, la ciguë était offerte comme dernière boisson aux condamnés à mort. Selon les doses, la grande ciguë provoque des maux de tête, des vertiges, des paralysies et des convulsions. Heureusement, la plante adulte dégage une odeur désagréable d'urine de souris qui n'encourage pas à l'ingérer.
Le lierre, toxique et allergisant

Le lierre est une plante grimpante très répandue. Elle est également allergisante... et particulièrement toxique. L'ingestion de ses baies notamment, peut entraîner des vomissements et des diarrhées importantes et même provoquer des hallucinations, des convulsions et la mort par asphyxie.
Le colchique, poison des prés

Le colchique -- celui qui selon la chanson, pousse dans les prés et marque la fin de l'été -- contient un alcaloïde fortement actif : la colchicine. Son ingestion provoque des symptômes qui s'aggravent avec les heures et les jours qui passent : de la brûlure buccale aux vomissements puis à la chute de la température corporelle pour finir par la mort.
Le gui, une baie hautement toxique

Le gui sous lequel on a coutume de s'embrasser au moment des fêtes de fin d'année est une autre plante toxique. Et ses baies et ses graines le sont plus encore. Peut-être pas si surprenant pour une plante parasite... Son ingestion provoque des troubles comme des douleurs abdominales ou des vomissements. Mais à forte dose, les baies de gui peuvent être responsables d'hypotensions, de paralysies, d'arrêts cardiaques et même de mort par asphyxie.
La belladone, reine de la magie noire

Au Moyen-Âge, la belladone était employée dans des rituels de magie noire. Un indice de sa toxicité. Car les organes de la plante contiennent de l'atropine et d'autres substances encore plus puissantes. L'ingestion de ses baies provoque des nausées, des vomissements puis de l'hypertension, des céphalées, de la fièvre et enfin la mort par paralysie respiratoire. Et le risque est encore accru par le fait que les baies de belladone ont un goût sucré et ressemblent à d'autres baies, comestibles, elles.
Le chèvrefeuille des haies

Le chèvrefeuille des haies est parfois utilisé comme barrière végétale dans les jardins. Toutes les parties de la plante sont pourtant toxiques. Et ses petits fruits rouges peuvent tenter les enfants. Leur ingestion est à l'origine de vomissements abondants, de douleurs abdominales, de convulsions, voire de dépression respiratoire et de décès.
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Qu'est ce que la datura
Qu'est-ce que le datura ?
Le datura (Datura stramonium) est une plante herbacée, que l’on retrouve dans les champs et qui contient, en particulier dans ses graines, des alcaloïdes. Les alcaloïdes sont des substances naturelles d’origine végétale, utilisées en pharmacologie pour leurs propriétés thérapeutiques, mais qui peuvent aussi être très toxiques si la dose produisant des symptômes est dépassée ou lors de prises répétées.
Toxicité du datura
Les alcaloïdes contenus dans le datura (atropine et scopolamine principalement) peuvent provoquer un syndrome anticholinergique ou atropinique, qui se manifeste d’abord par des troubles périphériques (dilatation de la pupille et troubles de l’accommodation ; tachycardie, vasodilatation etc..) puis des troubles centraux (agitation, confusion, hallucinations…). Ils peuvent entraîner une intoxication modérée persistant 8 à 12 heures ou une intoxication sévère durant 2 à 3 jours (la dilatation de la pupille étant particulièrement lente à disparaître). Les autres conséquences sont une sécheresse de la bouche prononcée, des troubles de la vue, agitation, confusion, désorientation spatio-temporelle, des paroles incohérentes… De très petites quantités suffisent pour déclencher une intoxication. Les symptômes nécessitent en général une hospitalisation.
Quels contrôles sur le datura ?
La maîtrise des risques sanitaires à tous les stades de la chaîne alimentaire, y compris en production primaire agricole, est couverte par la réglementation relative au « Paquet Hygiène ». Celle-ci prévoit qu’une denrée alimentaire ne peut être mise sur le marché que si elle est sûre et saine pour le consommateur.
Les producteurs sont les premiers responsables de la mise sur le marché de produits sûrs.
Pour vérifier la bonne application de cette législation, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a mis en place des plans de contrôle chez les agriculteurs sur tout le territoire national. Tous les types de production sont concernés. Ces contrôles viennent en complément de ceux réalisés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) au stade de la distribution de ces produits.
Les contrôles menés par les services de la DGAL visent à vérifier la mise en place efficace de Bonnes Pratiques d’Hygiène chez les agriculteurs. Ces bonnes pratiques sont indispensables pour assurer la qualité sanitaire des produits (par exemple, bonnes pratiques de fertilisation, d’irrigation, de conditionnement des produits, etc.). La traçabilité des produits est également un point fort de ces contrôles.
Plusieurs centaines de contrôles chez les producteurs sont réalisés chaque année par les agents de la DGAL. Ils sont ciblés sur les produits ou les modes de production les plus à risques pour les consommateurs.
Source
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